15 décembre 2011 - 20:30

Le nouveau président tunisien manifeste son soutien envers la révolution bahreïnienne / Le rassemblent des Bahreïniens devant le bureau de l’ONU à Manama / Le rapport des crimes d’Âl Khalifa communiqué au Haut-Commissariat aux droits de l’homme / L’Occident soutient explicitement les crimes d’Âl Khalifa / L’ONU demande à intervenir dans le dossier bahreïnien / La révolution contre l’injustice continue au Bahreïn / et la susceptibilité des preuves de crimes d’äl Khalifa à être présentés aux tribunaux internationaux sont les gros titres des actualités récentes du mouvement du peuple bahreïni.

ABNA- Le soutien explicite du nouveau président tunisien envers la révolution du peuple bahreïni et la rejet par celui-ci du fait que ce soulèvement ne soit qu’un conflit entre de différentes tribus, tout cela prouve de plus en plus à l’opinion publique arabe que la révolution bahreïnienne dépassent les considérations inter sectaires et qu’il s’agit en effet d’une révolution fondée sur la dignité humaine.

Ce qui suit est un bilan des événements du 15 décembre, soit le 350e jour de la révolution bahreïnienne :

-          Le soutien du nouveau président tunisien porté vers la révolution bahreïnienne

Le nouveau président tunisien a manifesté son soutien envers le peuple bahreïni et a explicité que la révolution menée par ce peuple n’est pas l’ensemble des conflits entres des tribus, mais qu’elle s’inscrit plutôt dans la lignée des mouvements populaires des peuples arabes de la région qui sont subjugués par les dictatures.

Mundif al-Marzouki qui s’exprimait dans le rassemblement des protestants devant l’Ambassade de Bahreïn à Tunis, a souligné : « De la même façon que les Tunisien souffrait de la corruption, de l’injustice et de l’oppression, les Bahreïniesn aussi souffrent de la corruption, de l’injustice et de l’oppression. »

Rappelant que le combat des Bahreïniens fait en quelque sorte partie de celui des Tunisien, il a ajouté : « Le régime actuel du Bahreïn tâche de faire apparaître la révolution populaire comme un conflit entre des tribus. »

Les membres de l’Assemblée constituante de la Tunisie a récemment élu Munsif al-Marzouki, l’un des opposants du régime de Ben Ali, à la nouvelle présidence de ce pays.

Agé de 66 ans, Marzouki, le chef du parti « Le Congrès pour la République », a gagné la majorité des voix lors de la session de l’élection du nouveau président par l’Assemblée constituante.

-          Le Rassemblement des opposants bahreïni devant le bureau des Nations Unies à Manama.

En signe de protestation contre la violation des droits de l’homme au Bahreïn et le silence des organisations internationales vis-à-vis des attitudes cruelles du régime d’Âl Khalifa, les opposant bahreïnis se sont rassemblés le 14 décembre devant le bureau de l’ONU à Manama.

Les représentants des groupes politiques bahreïnis qui avait organisé ce rassemblement avec comme slogan « Le Bahreïn sans les droits de l’homme », ont soumis une lettre au représentant du Haut-Commissariat de l’ONU, qui est censé d’ailleurs vérifier la situation actuelle des droits de l’homme dans ce pays.

Dans cette lettre, les protestants bahreïni demandent aux organisations internationales, dont en tête l’ONU, de mettre fin à leur silence et d’intervenir afin d’arrêter la violation des droits de l’homme au Bahreïn commise par les autorités bahreïniennes avec le concours des forces saoudites installées sur place.

Cette comprend aussi des allusions aux actes de viol, aux arrestations des femmes et la torture de celles-ci et la destruction des mosquées pour citer quelques exemples concrets des crimes sauvages du régime du Bahreïn.

-          Le bilan des crimes d’Âl Khalifa communiqué au Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Le secrétaire général de la Société des infirmiers  bahreïnis a fait part la rencontre des représentants du peuple bahreïni avec les représentants du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, une rencontre visant surtout à communiquer le bilan des viols et des massacres commis par le régime d’Âl Khalifa pendant les dernières années. 

Ibrahim al-Damestani a dit à ce propos : «Lors de leur rencontre faite aujourd’hui le 15 décembre avec le représentant du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, es représentant des institutions de la société civile sont censés décrire l’attitude violente des forces du régime du Bahreïn contre le peuple bahreïni durant les onze mois de manifestations depuis la début de la Révolution.

Le secrétaire général de la Société des infirmiers bahreïnis a  ajouté : Les anciens arrêtés et les gens ayant perdu leur travail (à cause d’avoir manifesté) allaient se rassembler devant le bureau des Servies civils ; mais les forces de sécurités et anti—émeute les ont empêchés de manifester.

Il a explicité que les organisateurs de ce rassemblement avait obtenu l’autorisation légale pour leur action.

Al-Damsetani joute : Après l’objection des forces de sécurité contre le rassemblement devant le bureau des Services civils, les manifestants se sont dirigés vers le Ministère du travail et y ont réclamé leurs droits nationaux  et leur retour au travail.  

-          L’Occident soutient manifestement le régime d’Âl Khalifa.

Critiquant le silence des organisations internationales vis-à-vis des crimes d’Âl Khalifa, un activiste bahreïni indique que l’accueil du roi de Bahreïn par les Britanniques révèle le soutien apporté par l’Occident au régime d’Âl Khalifa dans le massacre des citoyens bahreïnis.  

Ibrahim Mad’houn a souligné : « Le silence international face aux événements du Bahreïn, a en effet encourage en le régime d’Âl Khalifa à commettre de plus en plus de crime, et pire, le gouvernement britannique a  accueilli le roi de Bahreïn, Hamed ben Issa Âl Khalifa, ce qui implicite la complicité de l’Occident dans le massacre des citoyens bahreïni par le régime d’Âl Khalifa.

Il a ajouté : Le rassemblement d’opposition devant le bureau de l’ONU à Manama était très immense, au point qu’il a causé un lourd embouteillage dans la capital bahreïnienne et vu les mesures trop sévères de sécurité prises par les autorités, beaucoup de ceux qui voulaient joindre ce rassemblement n’y sont pas arrivés.

 

-          L’ONU demande à intervenir dans le dossier bahreïnien.

Le chef de la Surveillance sur droits de l’homme  au Bahreïn désigne le but du rapport de la Mission d’établissement des faits organisée par le juriste bahreïni Muhammad Sharif Basyuni comme une tentative d’épargner le procès et la peine aux autorités bahreïniennes.

Youssef al-Muhafiza a souligné : Les autorités bahreïniennes n’ont jugé ni pénalisé aucun des directeurs ayant renvoyé leurs employé pour des raisons politiques et ethniques, et ceux-ci continuent de travailler dans leurs postes.  

Il dit : Le représentant du Haut-Commissariat aux droits de l’homme s’est rendu au Bahreïn et nous aurons ensemble une réunion où, parmi les problèmes qui seront traités, je citerais la création d’un comité dépendant de l’ONU pour examiner les crimes d’Âl Khalifa au Bahreïn.  

-          La révolution contre l’injustice continue au Bahreïn :

Rappelant que l’excès de l’injustice au Bahreïn avait atteint un tel degré que le peuple bahreïni n’avait qu’à s’engager dans une révolution, un journaliste bahreïnien souligne que les sacrifices du peuple pour la révolution et la chute du régime gouvernant actuel sont deux choses inévitables.

Javâd Abd al-Wahhab dit : Si c’était la sécurité et la paix qui régnaient au Bahreïn, il n’y aurait aucune raison que le peuple fasse une révolution.

Il indique : De tout côte que je regarde, je trouve des fauves au cœur de pierre qui déterminent le sort du port ; ils torturent les jeunes, les enfants, les vieux et les femmes et ils profanent aussi les choses sacrées.

Abd al-Wahhab ajoute : Si le peuple bahreïni a commencé une révolution, c’est qu’il était las des promesses de vente. Les jeunes se sont sacrifié pour ne pas se laisser afin de ne pas se soumettre à l’injustice qui s’était intensifiée à tel point qu’il a été nécessaire dans le stade actuel de la civilisation humaine qu’il y ait une révolution.

Cet activiste insiste que le Bahreïn doit continuer à rester l’origine d’une révolution pacifique afin d’éviter le destin de certains pays arabes.

Javad Abd al-Wahhab dit : Le régime d’Âl Khalifa a imposé au peuple de choisir entre la mort et la vie vilaine ; mais le peuple a choisi la vie (digne) en visant la chute du régime actuel, même s’il sera nécessaire de faire des sacrifices. Or le régime d’Âl Khalifa, qui est géré selon une mentalité tribale, s’est dit prêt à aller jusqu’à l’élimination du peuple entilier, ce qui fait qu’il ne reste qu’à continuer la révolution jusqu’à la chute de ce régime cruel.

-          Les preuves des crimes d’Âl Khalifa sont susceptibles d’être présentées dans des tribunaux internationaux.

Le chef du Club de droits de l’homme de Bahreïn dit à ce propos :